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Parfois, nous exprimons inconsciemment notre amour à notre famille par la manière dont nous perpétuons les croyances familiales. Si nous avons grandi avec la croyance que la vie est difficile et qu’elle est faite de luttes, nous pouvons inconsciemment nous sentir coupables ou avoir l’impression de trahir notre famille en abandonnant ces croyances.

Enfants, la plupart d’entre nous devions nous efforcer de prouver notre valeur, que ce soit par nos résultats scolaires, le sport, ou toute autre forme de compétition.

Cependant, il existe une lutte plus profonde sous la surface, la lutte pour survivre émotionnellement intacte au sein de nos familles. Les enfants n’ont pas de ressources internes car ils dépendent entièrement des adultes pour survivre.

Ce qui a aidé beaucoup d’entre nous à surmonter les défis de l’enfance, c’était la pure force de volonté; chaque cellule de nos petits corps était inconsciemment tournée vers la survie, ce qui consistait toujours à plaire aux adultes qui nous entouraient.

En première personne

Alimentés par un sentiment de manque et la conviction qu’il nous manque quelque chose pour être complets, notre approche fondamentale de la vie est principalement façonnée par l’énergie de l’effort et de la lutte.

La lutte, c’est-à-dire l’attente que les choses seraient difficiles, qu’il fallait se préparer à une perte inévitable, qu’il fallait travailler sans relâche pour ce qu’on désirait. Comme un moteur qui tournait en boucle.

Pour beaucoup lutter et s’efforcer semble normal et rassurant. Inviter a ne pas lutter mais simplement être peut sembler étrange et inconfortable.

Bien qu’elle fût toujours enveloppée d’optimisme et d’enthousiasme, j’ai réalisé que cette approche de la vie m’épuisait. J’ai réfléchi à la façon dont l’effort et la lutte m’avaient aidé à accomplir tant de choses,
mais cela ne me servait plus comme avant. J’ai vu
que ma force vitale avait été canalisée dans l’effort et que je ne pouvais plus continuer ainsi.

Ce qui se cache derrière cette impulsion à lutter…

La lutte repose sur la croyance en une déficience intérieure. Elle renforce la honte et le sentiment d’« insuffisance ». La lutte est empreinte de désespoir, d’un sentiment de devoir compenser un manque intérieur. Elle sous-entend que nous ne sommes pas en sécurité. Il y a un sentiment de « il le faut », une sorte d’agitation et de chaos.

La lutte révèle un manque de confiance en sa propre valeur.

Pour un enfant, rechercher l’amour de ses parents est une forme de sécurité. Cela signifie qu’il y a de l’espoir car on peut toujours faire mieux. Cela donne l’espoir d’être un jour assez bon pour recevoir l’amour et l’attention dont on a besoin. Ainsi, son propre sentiment d’infériorité ou son besoin de s’améliorer est comme une étoile polaire, le guidant vers le but insaisissable du « bien ».

Pour un enfant, lutter pour s’améliorer est la seule chose qu’il puisse contrôler.

Si un enfant prenait conscience des réelles imperfections ou de la négligence de son parent, cela le bouleverserait profondément, au point de mettre sa vie en danger.

 

L’impulsion à lutter recèle la conviction que l’on ne mérite pas ce que l’on désire, et que, par conséquent, seuls la souffrance et les efforts peuvent permettre d’espérer l’obtenir.

C’est la croyance que si l’on travaille plus dur, si l’on s’épuise, si l’on travaille sans relâche, on a une chance que tout aille bien.

À l’âge adulte, cette croyance se projette sur toutes sortes de personnes le patron désapprobateur, le partenaire qui refuse de s’engager, le conjoint émotionnellement indisponible, etc. Elle se projette aussi sur les choses et les situations : la nouvelle maison, la voiture, le diplôme, tout objet qui semble promettre un sentiment de bien-être.

 

À l’âge adulte, pour enfin se libérer du besoin de lutter, il faut s’autoriser à vraiment faire le deuil de la façon dont cette lutte était nécessaire à notre survie durant l’enfance.

Refuser de s’engager dans la lutte.

La lutte sous-entend que le monde extérieur est plus réel que le monde intérieur, ce qui est vrai pour un enfant, encore en plein développement et dépendant de ses parents. Lorsque nous nous tournons vers l’intérieur, en tant qu’adultes accomplis, la lutte disparaît car nous savons que tout ce que nous désirons se réalise naturellement grâce à notre concentration et à notre conscience intérieures ; autrement dit, grâce à la qualité de notre conscience.

Lorsque l’impulsion de lutter est à l’œuvre, cela signifie que nous n’avons pas pleinement fait la paix avec notre histoire. Nous nous défendons contre la vérité de notre souffrance. Une fois le deuil fait et accepté,
nous pouvons accéder avec confiance à notre force intérieure, avec aisance et une joie paisible et authentique.

Refuser de nous engager dans la lutte, nous donne l’autorisation interne à ressentir une douleur occulte et lointaine. Sous cette douleur se cachent une énergie immense, un flux créatif, la paix et une source intérieure d’ inspiration et de soutien.

La lutte est l’illusion d’un « lieu d’arrivée » futur qui ne viendra jamais.

Quand nous nous libérons de la croyance que nous devons « mériter » le bonheur et que la vie est difficile, nous créons un espace pour ressentir notre véritable valeur, qui ne peut être méritée. Elle nous appartient déjà, de par notre essence même.

Faire place à la joie

Accepter que nous n’avons pas besoin de lutter pour être heureux, nous donne en retour notre dignité.

Il est important de souligner la différence entre s’efforcer/lutter et avoir la concentration nécessaire pour accomplir les tâches indispensables à la réalisation de ses désirs. La différence réside dans le fait que l’effort/la lutte nous épuise, tandis qu’une action centrée nous dynamise.

S’efforcer est une forme de contraction, et agir de manière centrée est synonyme d’Être, d’acceptation, de présence, de repos et d’expansion.

La joie de connaître la richesse et l’immensité de notre Être, de notre essence même nous libère du besoin de lutter, le corps s’ouvre immensément et devient une source fiable d’informations.

Ainsi nous devenons des transmetteurs vivants des énergies d’expansion et d’incarnation, dont les autres peuvent bénéficier par notre présence.

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